Pourrais-je financer mon achat immobilier ?

Vous pourrez financer votre achat immobilier à l’aide d’un prêt immobilier et pour trouver le prêt qui répond à mon projet et mes ressources, vous devez vous informer.

 

Le livret de développement durable : c’est quoi ?

 

Ce nouveau livret se substitue au CODEVI, les fonds reçus sur ce livret seront utilisés pour souscrire un prêt si vous souhaitez réaliser des travaux pour améliorer la performance énergétique de votre maison. Ce sont par exemple installer les panneaux solaires ou changer de chaudière. Vous pouvez prendre connaissance de la liste des travaux concernés sur le site www.industrie.gouv.fr.

En termes de chiffres, c’est un plafond de 6000 euros, un dépôt minimal de 15 euros, une fiscalité nette d’impôt, des versements libres, un taux de rémunération de 3.50 %.

D’autres prêts écologiques :

 

différentes banques accordent des prêts écologiques. Ceux qui épargnent pour réaliser des travaux d’économie d’énergie trouveront cette solution avantageuse. Le BNP Paribas propose le prêt Energibio, le crédit agricole offre le prêt Energies, la Société Générale propose le prêt vert.

Pour pouvoir bénéficier de ces prêts écologiques, l’entreprise en charge des travaux effectués doit fournir une attestation et certifier du bien-fondé écologique des travaux.

 

Un taux fixe ou un taux variable ?

 

Lorsque votre crédit est à taux fixe, ce taux ne change pas durant toute la durée du remboursement, par contre lorsque le crédit est à taux variable, les fluctuations du marché dictent la diminution ou l’augmentation de vos mensualités. L’indice bancaire Européen ou EURIBOR sera la référence. Les prêts à taux révisable offrent un taux plus attractif.

 

Qu’en dit-on que l’offre de prêt est valable ?

 

L’offre de prêt doit mentionner les conditions du prêt et vos obligations. Pour qu’elle soit valable, elle doit être écrite et envoyée à l’emprunteur et aux personnes qui cautionnent le prêt, par la poste avec un accusé de réception. Les mentions obligatoires suivantes figureront sur l’offre : l’identité du prêteur, de l’emprunteur et des éventuelles cautions, les modalités de versement du prêt et l’échéancier des remboursements, la nature et l’objet du prêt, le montant du crédit accordé, et le coût total avec les frais de dossier, intérêts et garanties, etc.…

Avant d’accepter l’offre, combien de jours sont accordés à l’emprunteur pour faire une réflexion ?

 

À partir où vous recevez l’offre, c’est 10 jours, au 11ème jour la loi accepte que vous signifiiez votre acceptation. Étant donné que l’offre de prêt est valable 30 jours, l’organisme prêteur n’est pas en droit de modifier les conditions proposées pendant ce délai. Aucun versement n’est réalisable que si l’emprunteur donne son aval ainsi que les cautions concernées.

De la même manière donc une offre de prêt acceptée doit être retournée aussi par courrier à l’organisme prêteur, elle comportera une date et une signature. Vous adopterez les mêmes démarches pour les cautions.

 

La souscription d’assurance en cas de chômage

 

Les professions libérales, les commerçants, les artisans ne peuvent pas bénéficier de l’assurance perte emploi.

L’assurance servira à reporter vos mensualités en fin du crédit ou encore régler les mensualités pendant un temps défini.
Seul un emprunteur âgé de 55 ans au moins, ayant travaillé dans une entreprise pour un contrat CDI de 06 mois peut prétendre à cette assurance.

 

Les étapes que vous devez franchir avant de vous lancer dans le crédit immobilier

Les conseillers en financement immobilier vous dictent les étapes que vous devez franchir avant de vous lancer dans le crédit immobilier.

  • Apprenez les termes du prêt : pour pouvoir négocier avec l’organisme prêteur, vous devez être familiarisé avec les notions suivantes: taux fixe, taux variable, le TEG, le remboursement à annuités progressives, à annuités modulables.

 

  • Formez une épargne : si vous voulez obtenir un prêt, vous devez avoir des liquidités pour faire un apport personnel. Les banquiers ont besoin d’être rassurés que vous êtes en mesure d’épargner.

 

  • Exploitez les prêts auxquels vous avez droit : des aides et prêts existent pour vous aider à financer votre projet, ils présentent plusieurs avantages et peuvent constituer un apport personnel. Nous pouvons citer  le PAS, le prêt conventionné, le prêt épargne logement, le prêt employeur, le prêt 0%.

 

  • Profitez de la concurrence : consultez les établissements de crédit traditionnel, prêt sur internet, courtage de prêt, ne vous laissez pas piéger par les offres alléchantes. Travaillez avec un partenaire financier fiable.

 

  • Jugez le prêt sur un autre critère que le taux du crédit : le taux effectif global (TEG) est l’indicateur le plus pertinent du coût du crédit, le TEG inclut le montant de l’assurance décès-invalidité-incapacité, les frais de dossier, la marge de la banque en cas de taux révisables.

Le TEG aussi ne sera pas seulement l’unique critère pour choisir un prêt. Si vous êtes investisseur, vous déduisez plus d’intérêts d’emprunt avec un taux plus élevé. Si vous êtes futur acheteur, prenez un taux doté de verrous de sécurité à la hausse même si ce dernier est d’un quart de point de plus que les plus attractifs.

La clé pour diminuer le coût de l’opération est un plan de financement bien mené même si votre taux dépasse celui des concurrents de 0.2 à 0.4%.

 

  • Exigez de votre banquier un plan de financement personnalisé : une simulation permet toujours d’avoir une vision plus claire dans ses remboursements en considérant les variables : mensualités, capital amorti, prêt ; et pour la durée du prêt. Ce plan tiendra en compte vos capacités à rembourser le prêt.

 

  • Prévoir une souplesse des remboursements : il y aura des moments où il vous sera possible de rembourser plus que prévu dans un mois car vous avez eu une promotion professionnelle, ou que vous aurez du mal à rembourser ce qui est prévu à cause des aléas de la vie. Vous devez donc anticiper une diminution ou une augmentation des mensualités.

 

  • Négocier tous les frais annexés au contrat car ils peuvent avoir des impacts importants sur le coût de crédit. Nous parlons donc des frais de dossier, frais d’assurance, garantie, souplesse des remboursements.

 

  • Ayez toujours une marge de sécurité : pour ne pas régler des pénalités causées par des paiements en retard car vous connaissez une situation financière difficile.

 

  • Profitez du délai de réflexion de 10 jours : la loi Scrivener a imposé un délai de 10 jours pour que vous ne vous précipitez pas et analysez votre plan de financement et votre dossier dans les détails.

Pourquoi un plan de financement immobilier, que faire pour être bien considéré par les banques ?

Pourquoi avons-nous besoin d’un plan de financement immobilier ?

Vous projetez de vous acheter une maison, vous vous demandez combine vous pouvez investir et comment on s’y prend pour réunir l’argent. Le plan de financement, pour répondre à ces questions, décrit de manière claire les données, d’un côté relever toutes les dépenses : le prix du bien immobilier, les frais de notaire, les assurances et frais de travaux éventuels ; et d’un autre côté tous les revenus disponibles pour financer le projet : apport personnel, crédit, prêt de la famille.

Cela débutera par des estimations, plus le projet avancera, plus votre plan deviendra concret, au moment de vous engager vous aurez une idée très précise de la façon dont vous allez financer votre futur logement. Pour conserver un on équilibre financier au fil des années, veiller à anticiper l’évolution des revenus et les besoins : l’augmentation de salaire ainsi que la ou les naissances.

Un plan de financement est nécessaire pour obtenir un bon crédit. Pour être bien considéré par les banquiers, faites valoir vos forces.

Lorsque vous vous êtes fixés quel type de logement acheté, vous devez par la suite dresser un plan de financement .Comme vous deviez faire appel à un emprunt, pour retenir aussi l’attention de banquiers, vous devez mettre en évidence ce qui vous démarque des autres.

  • L’apport personnel :

 

le montant de votre prêt est fixé selon le montant de votre apport personnel, il est exigé dans la majorité des contrats de prêt. Ce capital initial peut valoir 10 à 30% de la somme prêtée. Le PEL (plan d’épargne logement) ou le CEL (compte épargne logement) peuvent constituer l’apport personnel. Les Français souhaitant investir dans l’immobilier plébiscitent ces produits d’épargne.

 

L’apport personnel peut être composé de : prêts 1 % logement, prêt à taux 0%, prêts aux fonctionnaires, prêts des collectivités locales.

 

  • La capacité à rembourser et le revenu disponible :

 

la banque s’intéresse de près à votre revenu disponible avant de vous consentir un prêt. Ce revenu se calcule en faisant la différence entre tous les actifs et tous les passifs.

Les actifs comprennent les salaires, les rentes, et les pensions et les passifs incluent toutes les charges cumulées : les crédits en cours, les charges de famille, les assurances.

Votre capacité de remboursement vaut 30% de votre revenu disponible sinon vous vous surendettez.

 

Prenons un exemple, si votre revenu mensuel net est de 2500 € et vos charges de 1000 €:
- votre revenu disponible est de 1500 € (2500-1000=1500)
- et votre capacité de remboursement mensuelle est de 500 € (1500×1/3=500).

Si vous ne pouvez pas dépasser un certain seuil pour les mensualités, votre conseiller financier va choisir une durée de prêt plus longue.

 

Vous devez porter une attention particulière aux frais et taxe à rembourser au moment de l’achat et aux travaux d’entretien, charges de copropriété, travaux de réparation à payer à terme.

Il faut faire de larges estimations pour se préserver de problèmes, d’autres frais annexes sont à prévoir pour l’immobilier ancien.

Les Commissions de conciliation affectées aux litiges locatifs

Dans chaque département, a été mise en place une commission de conciliation dont le rôle est de résoudre à l’amiable les litiges locatifs. Elles ont été créées dans le cadre de l’application du décret nº 2001-653 du 19 juillet 2001.

Puisqu’elles sont chargées de régler bon nombre de litiges entre locataires et bailleurs aussi bien du secteur privé que du secteur social, le domaine d’intervention des Commissions est vaste. En effet, les commissions de conciliation statuent sur la décence d’un logement, les réparations et charges locatives, l’état des lieux, la réévaluation du loyer et le dépôt de garantie. La commission de conciliation peut également se prononcer sur les difficultés engendrées par l’application des accords collectifs nationaux ou locaux et qui surviennent dans la gestion des HLM. Dans ce cas de figure, les locataires sont souvent représentés par des associations de locataires. Il convient de noter qu’elles interviennent avant le recours à une procédure judiciaire, sous réserve d’avoir été saisies. Lorsque le litige porte sur une réévaluation d’un loyer manifestement sous-évalué, la saisine est obligatoire. Enfin, lors de la séance de conciliation, la commission de conciliation n’est pas habilitée à ordonner une expertise et encore moins à faire appel à des témoins.

Les Commissions sont compétentes pour les conflits liés aux locations

- de locaux à usage d’habitation principale,
- à usage mixte (à la fois professionnel et habitation principale)
- de garages, places de stationnement et tous autres locaux dont la location est accessoire à celle du local principal d’un même bailleur.

Sont exclus du champ de compétence des Commissions

- les locaux meublés,
- les locations saisonnières,
- les logements-foyers,
- les logements de fonction y compris ceux destinés aux travailleurs saisonniers.

La composition des commissions est faite de façon à ce que chaque partie ne se sente pas lésée dans les prises de décision. Ainsi, elles sont constituées de représentants d’organisations de bailleurs d’une part, et d’autre part d’organisations de locataires. Le nombre des organisations d’une partie à une autre est identique. Le secrétariat est confié aux Directions Départementales de l’Équipement (DDE) en province. À Paris, cette fonction est assurée par la Direction de l’Urbanisme, du Logement et de l’Équipement.

La saisine d’une commission de conciliation se fait par courrier recommandé avec accusé de réception à adresser en double exemplaire au secrétariat de la commission. Toutefois, pour les conflits entre plusieurs locataires et un bailleur social, c’est la direction départementale de l’équipement dans laquelle se trouve le siège social du bailleur qui s’en charge. La lettre de saisine doit contenir le nom, la qualité et l’adresse du plaignant et ceux de l’autre partie. Y est également exposé l’objet du litige ou éventuellement, de la difficulté. Lorsque la demande est introduite à l’initiative de plusieurs locataires contre un même bailleur sur une ou plusieurs difficultés de même nature, chaque plaignant doit établir une lettre de saisine dans laquelle est indiqué le nom d’un ou de deux représentants communs à tous. À la lettre de saisine sont jointes une copie du bail ainsi que celle des lettres de réclamation échangées avec la partie adverse.

Le déroulement de la conciliation se déroule de la façon suivante. Les parties reçoivent une convocation du secrétariat pour se présenter devant la commission. La convocation est envoyée par quinze jours avant la date de comparution. Si la demande est à l’initiative d’une association représentative de locataires ou à la rigueur par plusieurs locataires, c’est le représentant indiqué dans la lettre de saisine qui reçoit la convocation. Alors que les plaignants et les membres de la partie adverse peuvent mandater chacun une personne pour les représenter, ce n’est pas le cas du « représentant officiel » dont l’identité est indiquée dans la lettre de saisine. Il n’a pas cette prérogative et doit se présenter en personne. L’objectif de la commission est de concilier les parties et, en l’absence d’accord, elle émet une recommandation. Celle-ci pourra éventuellement être transmise au juge dans le cas où l’affaire est réglée en justice. Si la procédure aboutit à une conciliation même partielle, la Commission le constate par écrit en mentionnant les points d’accords et de désaccords.