Quelle durée de remboursement est idéal en matière de crédit immobilier ?

Serait-il intéressant de choisir de rembourser un crédit immobilier sur15 ans ou 30 ans ? Sur 15 ans, la mensualité sera élevée mais les intérêts que vous devez prendre en charge sont moindres. Sur 30 ans, c’est la situation inverse qui se produit ; vous paierez plus pour les intérêts mais un peu moins au niveau de la mensualité.

La durée de remboursement idéale n’existe pas mais vous vous baserez sur deux règles de base du crédit immobilier pour connaître le vôtre. Plus vous remboursez dans un laps de temps court moins vous paierez des intérêts mais cette solution économique vous taxe une mensualité plus élevée. Plus vous mettez du temps à rembourser alors les montants des intérêts payés au cours de cette durée seront phénoménales.

Votre but est d’équilibrer le montant des mensualités, le montant emprunté ainsi que le coput global de votre crédit.

Une durée de remboursement longue permet un achat

Vous êtes un jeune couple qui vient de s’installer et il vous est impossible d’acquérir un logement en  empruntant sur 15 ans. Votre budget n’est pas extensible alors vous décidez d’allonger la durée de remboursement et donc d’emprunter à mensualité constante.

Prenons un exemple pour éclaircir nos idées, une échéance mensuelle de 1000 Euros vous fera emprunter 141 824 Euros à 3,30% sur 15 ans et une charge d’intérêts s’élevant à 38 176 Euros. Mais si on contracte un prêt sur 25 ans à un taux de 3,70%, le capital emprunté vaut 195 536 Euros et les intérêts s’élèvent à 104 464 Euros.

Une autre alternative est aussi possible, celle de faire baisser la mensualité à capital emprunté équivalent.

Ceci est bénéfique pour les emprunteurs à revenus modestes car l’échéance mensuelle est en dessous de 33% si on fait allusion à la capacité d’endettement. D’autant plus qu’il est clair que vos remboursements au moins ne doivent pas dépasser le tiers de vos revenus.

Un long crédit : un coup dur pour le portefeuille

Une longue durée de remboursement de crédit signifie un crédit plus cher. Le capital mettra du temps pour être amorti et pourtant le calcul des intérêts se base sur ce capital.

Un autre facteur, expliquant qu’un prêt « longue durée » coûte plus cher, est le degré de risque important pris par la banque ; justifiant aussi le fait qu’un taux de crédit sur 25 ans est plus élevé que celui sur 15 ans.

Un conseil donc si au départ vous avez emprunté sur 20 ou 30 ans, raccourcissez cette durée si vos revenus évoluent. Cela est une des options offertes par les crédits évolutifs. Vous pouvez aussi rembourser une partie du crédit par anticipation mais dans ce cas-là vous devez bien examiner les pénalités et les différents frais qui vont avec.

Les crédits de plus de 30 ans sont risqués

Les crédits immobiliers de plus de 30 ans ne sont pas tellement intéressants car ils présentent plusieurs risques. Leur taux révisable fait augmenter la mensualité. Les emprunteurs obtiennent difficilement les assurances sur les crédits de longue durée, vous serez aussi responsable de rembourser intégralement le prêt en cas de décès ou d’invalidité. Les premières années la mensualité couvre les intérêts.

Les conseils pour faire face à une difficulté de remboursement

Ayez les bons réflexes si un jour vous devez affronter une telle situation. Et ne dites jamais que cela ne vous arrivera jamais. Une difficulté de remboursement peut survenir à la suite d’une perte d’emploi, d’une baisse inattendue des revenus. Suivez les conseils ci-après.

Un crédit immobilier vous engage pour 10 ans alors même si vous êtes le roi de la prédilection vous ne pourrez pas affirmer ce que sera la santé financière de vos comptes entretemps.

Donc le premier réflexe à adopter c’est de souscrire des assurances même si elles ne couvrent pas tous les risques encourus. La garantie décès-invalidité offre plus d’avantages  que la garantie perte emploi caractérisée par plusieurs clauses et un coût exorbitant. Le garantie décès –invalidité vous est accordée sous certaines conditions.

Parlez-en directement à votre banquier peu importe votre situation et juste avant même que vous soyez en défaut de paiement. Lorsque vous faites preuve de bonne foi vis-à vis de votre banquier, ce dernier sera plus motivé à vous proposer une solution à l’amiable et il sera plus facile pour eux de résoudre un problème pris en amont. Plusieurs balises peuvent être installées avant d’arriver à la commission de surendettement.

Si vos impayés se sont trop accumulés alors vous n’avez plus d’autre choix que la commission de surendettement.

Changer son crédit

Informez toujours votre banquier peu importe la situation dans laquelle vous êtes. S’il ne peut pas faire grand-chose pour vous alors d’autres alternatives existent. Il pourra faire certaines concessions car en étant inflexible il perdra ses intérêts autant que les vôtres, le remboursement du crédit doit donc se faire au mieux. Les commissions de surendettement demandent beaucoup de patience.

Le levier de renégociation de crédit

Négocier votre crédit est un des leviers qui s’offre à vous pour vos permettre de souffler un peu le temps que votre situation s’améliore, au même titre que la modularité et le report d’échéances.

Si vous souhaitez reporter vos mensualités ou les moduler, entamer une négociation avec votre banquier. Vous devez suivre ses exigences que ce soit pour l’augmentation, la réduction ou le report de vos mensualités.

Vous pouvez retrouver dans un contrat de crédit une clause de suspension et un report d’échéances pouvant  aller de 3 à 12 mois ; et même une modularité des échéances. Si la clause figure déjà dans le contrat initial alors la négociation sera facilitée.  Si la banque refusait un tel report vous pouvez toujours saisir le tribunal d’instance.

Constituer un lot de crédits

Il n’est pas rare de constater que les difficultés de remboursement de crédit aussi sont nées après avoir signé plusieurs crédits. Vu que les mensualités s’accumulent, il n’est pas étonnant donc  que votre seuil d’endettement soit au maximal. Le rachat de crédit, une alternative comme une autre, consistant à regrouper tous vos crédits, pour les rééchelonner dans le temps. Vous aurez des mensualités moins élevées mais avec des taux importants. Au final le crédit vous coûtera plus cher et vous n’aurez pas affaire à la commission de surendettement.

Le report d’échéance : une solution en cas de défaillance dans le remboursement de crédit

On entend ou voit toujours dans les publicités en matière de crédit que le crédit vous engage alors réfléchissez-bien avant de le contracter. Ceci est tout à fait vrai le crédit vous engage pour 20 ans et même si vous anticipez la gestion de vos sous parfaitement, vous n’êtes pas à l’abri des événements comme un licenciement ou un divorce, sources de difficultés financières. Comme dit l’adage « On ne sait aujourd’hui de quoi demain sera fait

Le risque pour l’emprunteur, c’est de ne pas pouvoir assurer le remboursement et de perdre son logement qui fera l’objet d’une saisie par la banque. Dès que vous êtes en difficulté financière, réagissez  et optez pour le report d’échéance. Accordez-vous une pause et quand votre situation s’améliore procédez de nouveau au remboursement.

Quels prêts immobiliers sont concernés ?

Les prêts règlementés ne peuvent pas faire l’objet de report d’échéance. Les prêts à taux fixe, révisable et mixte permettent le report d’échéance. Nous pouvons citer le prêt conventionné ou PC et le prêt à l’accession sociale ou PAS, les prêts in fine, les prêts épargne logement, les prêts à taux zéro dont Eco PTZ.

Il existe même dans certaines banques des prêts à taux variables qui ne proposent pas de report d’échéance. Vérifiez si votre contrat de prêt offre ce type de facilité.

Comment fonctionne ce report d’échéances ?

Pour que vous sachiez le nombre d’échéances à reporter, vous devez estimer l’importance de vos difficultés financières.

En fait voici comment cela fonctionne, vous ne paierez les mensualités reportées qu’à la fin du crédit et ce dernier sera plus long  car quelques mois se sont ajoutés. Il vous est possible de reporter une traite ou plus. Nous vous conseillons de fixer avec votre banquier la durée de vos reports selon vos difficultés. A chaque durée de 12 mois, certaines banques permettent trois reports non consécutifs. Ne confondez pas la période de différé et le report d’échéances. Ce dernier a lieu uniquement durant le remboursement de crédit. De ce fait un avenant doit être annexé au contrat de prêt initial.

Combien peut coûter le report d’échéances ?

Ce service ne coûte rien, aucun frais de dossier n’est lié au service de report d’échéances. Mais le report d’un ou plusieurs échéances affecte le coût final du prêt, en effet pendant la pause que vous avez sollicité, vous devez toujours payer les intérêts et l’assurance du prêt. En fait c’est le coût à payer.

Etant donné donc que le report d’échéances coûte cher, vous ne devrez recourir à cette solution que si votre situation financière est désespérante. Ne soyez pas tenter de l’utiliser pour autres raisons telles que l’achat d’une voiture ou d’un mobilier.

Dès que vous flairez les difficultés, fiez-vous immédiatement à votre banquier. Ne perdez temps pour éviter que la situation ne s’aggrave, au pire des cas vous aurez des gros ennuis financiers. Renseignez-vous combien coûtera cette opération et quelles sont les nouvelles modalités de remboursement.

Connaissez-vous la condition suspensive d’obtention de crédit ?

La condition essentielle de tout compromis de vente est appelée ainsi car la loi protège l’acheteur  qui veut acheter un logement à condition d’obtenir ce crédit.

En effet, lorsque vous achetez un bien immobilier cela se déroule en deux phases, la première phase consiste à signer la promesse ou le compromis de vente un acte préliminaire et ensuite la deuxième phase concerne l’acte de vente définitif qui est né trois ou quatre mois plus tard.

Généralement lorsque vous signez la promesse de vente, vous n’avez pas encore les fonds entre vos mains. L’achat est donc conditionné par le fait que vous obtenez le ou les crédits immobiliers. L’avant contrat doit donc mentionner cette condition suspensive d’obtention de prêt.

La signification d’une condition suspensive d’obtention de prêt

Cette condition rend le contrat caduc si elle ne se réalise pas. Cette condition est valable et elle dépend de la seule volonté de la banque. Si la banque refuse, vous n’êtes plus obligé d’acheter le bien en question en évoquant la condition suspensive d’obtention de crédit.

Quelles étapes doit suivre celui qui emprunte ?

En fait lorsque vous aurez signé le compromis, vous sélectionner l’établissement de crédit où vous souhaitez déposer de manière officielle votre offre de prêt. Nous avons déjà vu un peu haut ce qui se passe lorsque le prêt est accordé, en ajoutant toutefois qu’une fois que la banque a accordé le prêt vous devez le signaler au vendeur et au notaire qui s’occupe de la vente. En résumé donc que la banque vous envoie l’offre de prêt avec accusé de réception et aussi un  tableau d’amortissement, que vous disposez de 10 jours pour répondre et que l’offre est valable pour 30 jours ou plus.

A partir de ce moment, le vendeur et l’acheteur ont scellé définitivement leur accord e si l’un d’entre eux refuse de signer l’acte de vente définitif alors cela sera interprété comme une inexécution des obligations des parties.

Maintenant que se passe-t-il si le prêt est refusé ?, l’acheteur doit adresser au notaire et au vendeur le refus de prêt communiqué par la banque. La banque n’est pas obligée de justifier ce refus et un seul refus suffit pour rendre le compromis nul et justifier que la condition est défaillante. Si l’acquéreur dispose encore assez de délai, il peut retenter sa chance auprès d’une banque s’il le souhaite mais cela ne veut pas dire que le vendeur est en droit d’exiger de lui d’aller voir ailleurs.

Ce qui est rassurant pour les ménages, c’est que la banque refuse rarement les prêts de complaisance car elle est quelque part responsable.

Que faire des sommes versées par l’acheteur ?

Vous, en tant qu’acheteur, avez droit au remboursement des sommes versées au préalable si le prêt est refusé. Lors de la signature du compromis, l’acheteur verse habituellement 10% du prix de vente, le notaire garde cette somme sur un compte séquestre et doit le rendre intégralement sans pénalité ni retenue à l’acheteur si le prêt est refusé. Bien que la loi n’ait pas fixé un délai légal pour restituer l’argent, la restitution doit se faire dans l’immédiat.